Envoyé spécial : huiles essentielles de madagascar
Envoyé spécial du jeudi 24 juillet : les plantes de l’île de Madagascar sont une source de principes actifs des futures crèmes «anti-âge» et autres soins cosmétiques ou de bien-être. Sa flore, grâce notamment à une grande diversité de climats, y est très riche et surtout introuvable ailleurs : 10.000 plantes (sur les 13.000 recensées dans l’île) sont endémiques.
Une variété de vanille de Madagascar y est par exemple cultivée et récoltée par Chanel pour sa très forte concentration de polycétone, un actif anti-âge qui serait très puissant. Un arbre, dont le nom est tenu secret, mais appelé sous le nom de code « Marungi », est aussi récolté pour ses vertus antioxydantes et cicatrisantes. Les analyses en cours montreraient des propriétés plus importantes que le thé vert.
Les huiles essentielles des plantes malgaches sont en forte expansion. Elles sont par exemple utilisées par les sportifs pour rendre tonicité au corps. Un mélange de sarau et niaouli serait ainsi prévu par l’équipe olympique française pour dégager les bronches et aider à lutter contre la pollution à pékin.
Le développement de ces activités, notamment grâce à des ONG (comme madagascar-environnement) et des associations, a un double intérêt :
• Faire vivre les populations locales (la population malgache est l’une des plus pauvres du monde) grâce à l’exploitation de ce patrimoine floral exceptionnel. Certaines fabriquent par exemple une huile essentielle de gingembre papillon (endémique) bio, aux pouvoirs tonifiants. Le niaouli, considéré avant comme une plante envahissante sans intérêt (comme aux Everglades) apporte désormais un revenu aux familles, payées 40% de plus que le SMIC malgache.
• Sauvegarder la forêt, notamment celle de la partie est de l’île, de la déforestation. Pour l’instant, les populations brûlent leur forêt (au rythme de 250.000 ha/ an) pour faire pousser du riz. D’ici 15 ans, toute la forêt pourrait avoir disparu…
Une anecdote enfin, citée par un des protecteurs de la forêt, illustre la force de la nature et surtout sa résistance face au contrôle de l’homme : un laboratoire américain peu scrupuleux a voulu faire pousser au Texas, à grand renfort d’engrais, la pervenche de Madagascar qui sert à traiter 80% des cas de leucémie infantile. Résultat : la plante n’avait plus aucun principe actif… dont acte.
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Description du reportage (sans vidéo) sur le site de France 2











