Arte vendredi 22h30 : le bio au banc d'essai

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Vendredi 10 octobre à 22h30, ARTE diffuse un documentaire allemand de 43 min de 2007 sur l'explosion du marché bio. Présentation du documentaire par ARTE :

Le commerce des produits biologiques connaît actuellement une expansion phénoménale en Europe : le nombre de supermarchés bio ne cesse d'augmenter et même les magasins discount s'y mettent. La demande toujours plus forte pousse les agriculteurs à produire plus, mais à quel prix ?

Les animaux semblent souffrir de cette nouvelle donne : des vaches victimes d'inflammation des pis et à qui on ne peut administrer que très peu d'antibiotiques, des poulets adoptant des comportements névrotiques car l'espèce n'est plus habituée à la vie en enclos extérieur... Des études montrent que ces exemples ne sont pas des cas isolés. De plus, les conditions d'hygiène idéales à l'élevage coûtent cher et demandent davantage de travail aux fermiers déjà débordés.

Pour les producteurs de fruits et légumes aussi, le bio implique des contraintes très strictes et il est désormais clair que ce mode d'exploitation ne repose plus simplement sur un savoir-faire ancestral et traditionnel : les procédures mises au point par la recherche sont précises, et les contrôles fréquents.

Le bio et la recherche

En Allemagne existe un laboratoire de recherche important sur la bio : bio ne signifie pas forcément que méthodes anciennes. Par exemple : comment prévenir les mammites des vaches en améliorant notamment le procédé de la traite, ou lutter contre le mildiou dans les vignes  avec du sulfate de cuivre mais en en limitant les quantités. Ou lutter contre une mouche blanche qui s’attaque aux choux avec des coccinelles ou des guêpes.

Le bio a-t-il meilleur goût ?

Par des procédés de production (ex : bien éloigner les pommiers entre eux pour que chaque fruit profite au maximum du soleil et donc puisse optimiser ses qualités nutritionnelles et gustatives) , on obtient des produits de meilleures qualités. Mais bien entendu, cela a un coût. Ainsi, quand un verger conventionnel souhaite passer au bio et doit enlever 50% de ses pommiers pour créer de l’espace, on comprend aisément que cela réduise les rendements et donc augmente le coût….

De plus, il est précisé que plusieurs études donnent des résultats parfois contradictoires sur le goût. Or, il semble que plusieurs comparatifs entre produit bio et conventionnel ne sont pas faits sur des bases comparables. Ainsi, si l’on compare des pommes produites au même endroit, situées au même niveau de l’arbre (les pommes au-dessus sont toujours meilleures) et à la même période, les résultats vont toujours dans le sens du bio.

Le bio est-il vraiment bio ?

En Allemagne, en plus des organismes certificateurs qui contrôlent plusieurs fois les producteurs, des associations contrôlent aussi les chiffres de production pour voir s’ils sont cohérents et qu’ils ne cachent rien, les méthodes de production, etc.. Il  y a très peu de fraude car les risques sont très élevés : un producteur allemand peut se voir demander la rétrocession des 5 dernières années d’aides qu’il a reçues pour être passé en bio…. Mais il faudrait augmenter le nombre de contrôle dans tous les pays, la formation des contrôleurs, etc…

A noter : une re-diffusion est prévue mercredi 29 octobre à 02h00

Crédits photos : fotolia/JoJo

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