Le développement durable : opportunité de compétitivité
Les entreprises réalisent que le développement durable est une nécessité, mais aussi un atout face à la concurrence. Eco-conception, experts, l’environnement est aussi une opportunité de croissance.
82% des entreprises françaises considèrent que le développement durable constitue un facteur de différenciation par rapport aux concurrents.
Cette étude, réalisée par le cabinet Accenture auprès d’un échantillon de 100 entreprises françaises parmi les 1000 plus importantes et publié au mois de mars, montre que la plupart des clients (86%) souhaitent des produits respectueux de l’environnement.
Et si le développement durable était perçu à l’origine comme une contrainte et un coût, 60% des entreprises y voient désormais une opportunité de croissance.
Une tendance de fond
93% des entreprises pensent que les exigences des clients à ce sujet vont s’intensifier dans les 3 prochaines années. Ce n’est donc pas une mode mais une tendance de fond.
Et 85% pensent même que les investisseurs aussi seraient sensibles à cette préoccupation, alors qu’on pourrait les imaginer encore moins sensibles que les entreprises à ces critères de choix et de stratégie.
La réalité peut déjà être chiffrée : parmi les nombreuses initiatives déjà lancées, 64% concernent l’éco-conception, les emballages, ou l'étiquetage. Et une entreprise sur 2 a déjà adapté son organisation interne, en nommant notamment des experts internes du développement durable. Et un quart réalise déjà plus de 5% de son chiffre d’affaires dans ce secteur.
Confirmée par le MEDEF
Ce pragmatisme des entreprises est rassurant. Et il a été récemment confirmé par la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, lors de son discours à la Convention de Bruxelles en février dernier : «le développement durable est l'atout concurrentiel de l'offre France».
Car il ne faut pas se voiler la face, si à titre particulier nous pouvons tous prendre conscience de nos responsabilités environnementales, il est clair que les changements au sein des entreprises iront plus vite si elles y voient en plus un intérêt économique. 23% pensent ainsi que leurs initiatives ont déjà créé une valeur tangible pour leur entreprise.
Mais ne serait-ce pas un retournement de situation ironique si les intérêts économiques, qui ont jusqu’à maintenant incité à profiter à tort et à raison de notre environnement, tendaient maintenant à le protéger ?
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