Biodégradabilité des produits d'entretien

Rejet d'eaux usées dans un talus en Savoie.

La réglementation, en matière de biodégradabilité des produits d'entretien "classiques", est très laxiste. D'où l'importance de choisir des produits à base d'ingrédients végétaux ou minéraux facilement biodégradables. Cela fait partie des exigences des produits d'entretien écologiques labellisés.


La réglementation prévoit, pour tous les produits d'entretien (écologiques ou non), que leurs tensioactifs soient biodégradables au minimum à 60% en 21 jours (biodégradabilité ultime, ou optimale, ou finale, en aérobiose, c'est à dire en présence d'oxygène). Cela signifie qu'au bout de 21 jours passés dans la nature, 60% des molécules de tensioactifs ont été transformés en métabolites (=molécules plus petites) sans danger pour l'environnement.

Quelques questions se posent cependant:
- qu'advient-il des 40% restants de tensioactifs non dégradés?
- qu'advient-il de tous les autres composants non concernés par cette réglementation (parfums, blanchissants, désinfectants, anticalcaire...), non biodégradables?
- que se passe-t-il en anaérobiose (=en absence d'oxygène)?

Par ailleurs, les produits d'entretien qui échouent à ce test de biodégradabilité finale ont droit à une "session de rattrapage". Ils peuvent alors passer un test de biodégradabilité primaire à 80% en 21 jours. La biodégradation primaire signifie que les molécules sont simplement coupées en métabolites plus petits, mais qui peuvent rester dangereux pour les écosystèmes, surtout s'ils se combinent entre eux.

Crédit photo: flickr.com/Tom de Savoie

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