Les AMAP: du producteur au consommateur
Les AMAP répondent à un besoin de renouer des liens avec la campagne, et de consommer des fruits et légumes frais, de saison, souvent bio, cultivés localement. L'AMAP est un véritable partenariat entre un groupe de consommateurs et un producteur, pour une agriculture paysanne ou biologique.
L'AMAP, un concept venu du Japon
Dans les années 60, au Japon, de nombreuses familles, inquiètes des effets nocifs de l'agriculture industrielle (usage de produits chimiques), décidèrent de s'adresser directement à un producteur local pour leurs approvisionnement en fruits et légumes. Ce mode de fonctionnement, appelé "teikei" en japonais (qui signifie "mettre le visage du paysan sur les aliments"), s'est largement étendu à toute la population. Aujourd'hui, au Japon, un foyer sur 4 adhère à un teikei.
Le concept s'est ensuite répandu aux Etats-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne et au Portugal. En France, on lui a donné le nom d'AMAP, pour Association pour l'Aide au Maintien d'une Agriculture Paysanne. Nous sommes encore en retard par rapport à d'autres pays (25.000 adhérents environ en France), mais le succès rencontré par les AMAP est réel. A tel point qu'il n'est pas toujours facile de trouver une place au sein d'une association, notamment dans les grandes villes.
Un vrai partenariat entre consommateurs et producteur
D'abord, une AMAP est une association loi 1901: le but n'est pas lucratif. Il s'agit d'un véritable partenariat entre un groupe de consommateurs et un producteur, qui sont unis par un contrat. Consommateurs et producteur s'engagent: les uns, à acheter des produits, chaque semaine, pendant une saison (printemps-été, ou automne-hiver); l'autre, à fournir à ses clients (en fonction de la météo!) des produits sains, dont la qualité et la quantité sont précisées dans le contrat, le tout dans le respect de la charte des AMAP.
Et les consommateurs ont leur mot à dire: ils se mettent d'accord avec le producteur sur les produits proposés et leur prix, sur le jour et le lieu de distribution, et sur les pratiques de cultures employées.
Bio ou pas bio?
Le producteur, pour déterminer ses méthodes agronomiques, peut s'appuyer, au choix, sur l'une des chartes suivantes:
• Le cahier des charges de l'agriculture biologique (règlement européen CE 2092/91): les produits sont alors bio (c'est le cas le plus fréquent),
• La charte de l'Agriculture Paysanne, qui, quoique moins exigeante que le bio, s'appuie sur des principes de respect de la nature, de transparence, de qualité gustative et sanitaire des produits, et de diversité des populations animales élevées ou des varitétés végétales cultivées.











par Anonyme
IL n'est jamais trop tard pour faire prendre conscience aux gens de la qualité de la démarche. En tant qu'acteur le citoyen est le meilleur garant !
par VéroLB
25 messages
Je ne sais pas si c'est une AMAP, mais en tout cas pour les internautes lyonnais de chacun son bio, allez jeter un coup d'oeil sur www.alter-conso.org
Le principe est génial, écolo, solidaire, pratique et les interlocuteurs vraiment sympas !
Véro LB