Pourquoi les produits bio sont-ils plus chers?
Les produits bio peuvent être de 10 à 30% plus chers que les produits conventionnels. Cette différence de prix s’explique souvent par des coûts de production, de transformation et de logistique plus élevés. C'est le prix de la qualité!
Des coûts de production plus élevés
Les rendements sont moins importants en culture végétale bio qu’en conventionnelle (car on n'utilise en bio ni engrais de synthèse, ni pesticides), et la croissance des animaux est plus lente.
Le mode de production biologique nécessite également plus de main-d’œuvre (surveillance des cultures pour déceler les maladies, désherbage manuel...). Pour couvrir ces frais de production plus élevés, le producteur bio doit donc vendre ses produits un peu plus chers.
Des coûts de transformation plus importants
D’abord, les quantités de produits transformés ne permettent généralement pas d’économie d’échelle: les volumes sont beaucoup plus faibles que pour un produit industriel classique.
Par ailleurs, les ingrédients d’origine agricole doivent être biologiques à 95% et les additifs chimiques sont interdits. Il faut donc utiliser des additifs naturels qui coûtent plus cher car ils ne sont pas produits à grande échelle (exemple: l’algue agar-agar, utilisée comme gélifiant, et plus chère que la gélatine de porc!).
Des coûts de logistique et de distribution accrus
Les filières bio sont moins organisées que les filières conventionnelles: les volumes sont plus faibles, les circuits longs, donc les coûts de transport plus élevés, et la rotation des stocks est faible. Rien de comparable avec le réseau de la grande distribution par exemple, où le moindre détail est pensé, pesé, optimisé.
Au niveau des points de vente, là encore, la rentabilité est moins bonne. Les magasins sont souvent petits (petits supermarchés, superettes et petites boutiques), ils travaillent sur de petits volumes dont les stocks tournent moins vite.
Pour vivre, ils doivent donc appliquer des marges plus élevées que celles de la distribution conventionnelle, notamment celles des hypermarchés.
Finalement, si tout le monde mangeait bio, le bio serait beaucoup moins cher!
Le coût de la certification
Il ne faut pas oublier le coût du contrôle: chaque acteur de la filière doit subir un contrôle au minimum une fois par an (agriculteur, éleveur, transformateur, distributeur…).
Ces contrôles, réalisés par des organismes certificateurs indépendant tels que Ecocert, sont indispensables à la certification bio, que le produit soit porteur du label AB ou non.
Et bien sûr, la certification et les contrôles ont un coût, qu’il faut bien répercuter sur le produit. C’est le prix de la confiance.









par melanies
4 messages
tout ce qui est dit dans cet article est vrai, le prix des produits conventionnels sont faussés par les aides de la PAC, les agriculteurs conventionnels ne sont pas payés pour leur travail mais vivent des aides, ce sont bien les consommateurs qui paient ces aides au travers de leurs impôts, alors que les agriculteurs ne s'en sortent pas financièrement. finalement ce sont les consommateurs qui paient les aides afin d'avoir des prix bas en grandes surfaces et ce sont les intermédiaires (coopératives et surtout grandes surfaces) qui bénéficient de cet argent... cela laisse dubitatif.
et tout cela pour fabriquer des produits de basse qualité.
alors que les agriculteurs bio paient leurs labels, ont des coûts de production plus élevés, produisent moins mais des produits de qualité et surtout ne polluent pas l'environnement et préservent donc la santé humaine en même temps, pourtant ils ne touchent pas les mêmes aides de la PAC;
au final ce sont les pollueurs qui sont rétribués alors que les "bio" fournissent un travail remarquable.
ce sont les conventionnels qui devraient être obligés d'apposer un label de pollueurs sur leurs produits, pourtant les OGM entre autres ne figurent pas forcément sur les étiquettes