Le bio en grande distribution
La grande distribution propose de plus en plus de produits bio, souvent sous marque de distributeur. Les avantages sont des prix plus bas et une démocratisation de la consommation. Mais la menace est une industrialisation du bio, une disparition des petits producteurs et des produits artisanaux et une augmentation des importations.
Toutes les enseignes de grandes surfaces se mettent au bio
La grande distribution, c'est à dire les GMS (Grandes et Moyennes Surfaces), représente 40% des ventes de produits biologiques, à peu près autant que les magasins spécialisés. Avec en moyenne 200 références bio par magasin, la tendance est à l'accroissement des assortiments: toutes les enseignes s'y mettent et communiquent largement sur le bio (notamment Carrefour et sa campagne publicitaire de juin 2008).
Le bio était, il y a quelques années, un simple facteur de différenciation pour les distributeurs, un "petit plus" pour se distinguer des concurrents. Aujourd'hui, le bio est devenu incontournable.
L'offre bio des GMS: des MDD et des produits de base ou très marketés
En plus des grandes marques nationales, qui élargissent leurs gammes avec des produits bio, les GMS proposent de plus en plus de produits bio sous marques de distributeurs (MDD). Chaque enseigne a sa propre MDD bio. Monoprix Bio (150 références), a été le pionnier, en 1993. Carrefour a lancé son célèbre pain "La Boule bio" en 1991, et sa gamme Carrefour Bio (1997), avec 400 références, le positionne comme le leader du marché bio GMS. Citons aussi Leclerc (Bio Village, 1999; et Uni Vert pour les produits d'entretien), Intermarché (60 références bio prévues pour fin 2008), Cora Nature Bio, Casino Bio et Auchan Bio, la dernière-née (2006).
Quant aux produits biologiques les plus vendus en grande distribution, il s'agit:
• Soit de produits de base, peu transformés (fruits et légumes, café, lait, viande, oeufs...),
• Soit de produits très marketés (épicerie) pour répondre aux besoins de la clientèle cible: la ménagère de moins de 50 ans qui veut du sain, du diététique, du pratique et du vite prêt (et non le "bobo vert" amateur de lait de soja). Par exemple, l'offre se développe sur des produits tels que la mayonnaise légère au soja sans cholestérol, les galettes de tofu à poêler en 2 minutes, ou les sachets souples de céréales cuisinées à réchauffer au micro-onde...
Des prix plus bas en GMS ?
En terme de prix, il faut bien admettre que ces produits bio MDD sont souvent moins chers que les autres marques bio et donc plus accessibles pour le consommateur. Cette démocratisation des produits bio est une bonne chose car, si les volumes vendus augmentent, les prix devraient baisser (les petits volumes étant l'une des causes des prix élevés en bio).











par melanies
4 messages
ll faut se méfier de la bio en grande surface, ce sont le plus souvent des produits bio importés qui ne connaissent pas les contrôles des produits bio français, de plus ce sont le plus souvent des grandes marques qui utilise la bio comme dopant commercial mais dont la fabrication des produits utilise à l'étranger des ouvriers mal payés et souvent sans aucune protection sociale, c'est pour toutes ces raisons que les produits sont moins chers, mais en plus il faut penser que la grande surface se les ai procuré à coût très bas pour se faire une marge encore plus conséquente.
mieux vaut privilégier la vente chez le producteur du coin en qui on peut avoir confiance, ses produits n'ont pas nécessité d'acheminement en bateau ou avion causant de la pollution.
il est aussi normal de payer un peu plus cher ses produits sous labels bio puisque les producteurs paient eux-même leurs matières premières plus chères, que les labels sont payants et que l'état leur accorde beaucoup moins d'aides que les producteurs traditionnels, alors que cela devrait être l'inverse : ce sont les producteurs pollueurs qui devraient être taxés et non aidés, ce sont eux qui devraient afficher un label et des étiquettes produits montrant tous les ingrédients chimiques et polluants qu'ils utilisent (ogm...)
bravo à tous les consomm'acteurs qui regardent les étiquettes et font attention à la protection de la nature et de leur santé; car mieux vaut consommer moins mais de meilleur qualité.
par Nanard
Je viens de cesser mon activité d'agent commercial depuis 30 ans dans le marché de la bio et de la dietétique. Le développement actuel du marché bio spécialisé utilise les mêmes méthodes que la grande distribution. C'est le plus fort économiquement qui l'emporte. On hésite pas du tout à s'implanter pour faire couler ce qui avant était un collègue de la profession. Les nouvelles structures(Eau Vive, Vie Claire, Bio-coop aussi, satoriz, etc...ont d'excellents acheteurs rompus aux techniques d'achat de la Grande distribution. On est loin des belles théories sur le développement durable. Il ne faut plus plaisanter, c'est du business très sérieux!!!...
par Demitrius
On peut très bien être une petite structure et savoir acheter. L'un n'empêche pas l'autre. Un bon acheteur peut et doit participer à la bonne gestion de la boutique. Cela dit, la différence entre le bio en grande surface et ailleurs, c'est qu'en grande surface le bio ne concerne que le produit de base : ex : côte de porc : le porc est élevé en méthode bio, ce qui permet de mettre le label AB. Jusque là tout va bien. Mais quand on lit la composition sur le paquet, on voit que même si le porc est bio, cela n'empêche pas qu'à la confection du produit, il est rajouté des stabilisants, des colorants, des conservateurs et bien entendu tout cela est toxique. Mais dès lors où le produit de base est bio, le produit est étiqueté BIO et cela suffit pour que les gens croient avoir acheter du pur bio. Dans les cosmétiques, idem : produits de base bio, et le procédé est le même, rajout de conservateurs, etc....La différence aussi en grande surface : les produits actifs bio sont en moins grande quantité : ex : une crème bio à la rose, verra une quantité de 2 ou 5 ou au grand maximum 10 % de rose, et tout le reste n'est que ajout de produit chimique, alors que des proudits bio de vraies marques auront de prodits actifs de 20, 30, 50 % voire plus pour certains produits. Donc, bien regarder les compositions de ce que vous achetez. Quant aux fruits et légumes bio, il y a deux hic à mon sens : le premier est qu'acheter de l'ail bio mais qui a fait trois fois le tour de la planète n'est pas écologique, et le deuxième c'est que bio veut dire quoi ? Vivant : c'est à dire qu'un légume bio par définition n'a pas de conservateur, n'est pas irradié pour conserver son allure de fraichement cueilli etc. Donc, si votre légume est bio, mais qu'il a été cueilli il y a 1 semaine ou plus, il est peut bio au départ, mais mort, donc sans aucune valeur nutritive. Car en effet, il n'y a aucune date de la cueillette sur les légumes ou fruits bio. Donc, le mieux est de ne pas en acheter en grande surface. Le bio de toute façon est avant tout une démarche qui dit ouvertement que l'on veut retourner à avant Monsanto et ses poisons, et si vous avez la possibilité de faire les marchés ou directement les producteurs, et les AMAP, ou mieux cultivez votre jardin, non seulement vous mangerez des produits qui vous nourrissent, c'est à dire vivants, et non des produits qui vous remplissent, c'est à dire morts, cela vous évitera un grand nombre de maladies et en plus, cela permettra à ceux qui se sont toujours battus pour qu'on arrête de nous empoisonner et donc nous rendre malades, soient au moins récompensés pour nous avoir prévenus.